Devenir Dominicaine contemplative

Avant cette question se pose celle de l’appel personnel à une vie religieuse de moniale. Et cet appel ne vient pas de tel ou tel monastère mais de Dieu qui se met à part certaines personnes pour répondre de manière plus radicale à l’engagement baptismal à suivre le Christ de plus près.

Une jeune femme sentant en elle cet appel à se donner au Christ peut commencer par faire connaissance avec la communauté en vivant plusieurs séjours à l’hôtellerie puis en clôture.

Si cela s’avère confirmer son appel et si la communauté y consent, elle entame une période d’un an : le postulat. C’est alors que commence l’initiation à la vie religieuse sous la direction de la maitresse des novices qui l’aide à entrer graduellement dans les observances, veille au développement de la maturité humaine et spirituelle dans le respect de sa liberté.

Au terme de cette année, si elle en fait la demande et est acceptée par la communauté, la jeune sœur reçoit l’habit de l’Ordre au cours d’une cérémonie qui se déroule dans la salle du Chapitre, entourée uniquement de la communauté. Elle entame alors son noviciat.

Pendant 2 années, elle continue de recevoir une formation en Ecriture Sainte, liturgie, Histoire de l’Eglise, Histoire de l’ordre, Théologie…

Après ces deux années de noviciat, la novice est admise à la profession temporaire émise pour trois ans, renouvelée ensuite pour deux ans avant la profession solennelle qui représente la consécration totale à Dieu avec les vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. Ces vœux visent à nous rendre vraiment libres et ne sont pas d’abord des renoncements. Pour y demeurer fidèles jusqu’à la mort, il faut un certain équilibre humain et une bonne maturité spirituelle : c’est cela aussi qui est vérifié et fortifié tout au long des années de formation afin que l’engagement définitif soit un acte personnel posé en toute liberté.

La novice, tout au long de ces années est aussi accompagnée par la communauté « la communauté elle-même, par sa générosité, sa ferveur et sa concorde doit être la famille où les jeunes pourront plus aisément se stabiliser et progresser dans leur vocation. » LCM art. 114 §3 ;

Mais « C’est en premier lieu à l’aspirante elle-même qu’incombe la responsabilité de sa propre formation… dans la docilité à l’égard de la maîtresse. » LCM art. 114 §1