Indulgence plénière

Du 7 novembre 2015 au 22 janvier 2017

Photo de Dominicains 800 ans.

 pour le Jubilé de l’Ordre des Prêcheurs           

Qu’est-ce qu’une indulgence ?

 Une indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l’Église.

Pour comprendre cette doctrine et cette pratique de l’Église, il faut voir que le péché a une double conséquence :
Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle, dont la privation s’appelle la peine éternelle (ou peine du dam) du péché.
D’autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l’état qu’on appelle Purgatoire. Cette purification libère de ce qu’on appelle la peine temporelle du péché.
Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l’extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché. Une conversion qui procède d’une fervente charité, peut arriver à la totale purification du pécheur, de sorte qu’aucune peine ne subsisterait.

Le pardon du péché et la restauration de la communion avec Dieu entraînent la remise des peines éternelles du péché. Mais des peines temporelles du péché demeurent. Le chrétien doit s’efforcer, en supportant patiemment les souffrances et les épreuves de toutes sortes et, le jour venu, en faisant sereinement face à la mort, d’accepter comme une grâce ces peines ; il doit d’appliquer, par les œuvres de miséricorde et de charité, ainsi que par la prière et les différentes pratique de la pénitence, à se dépouiller complètement du « vieil homme » et à revêtir « l’homme nouveau » (cf. Ep 4, 24).
« L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés ».

 L’indulgence s’obtient par l’Église qui, en vertu du pouvoir de lier et de délier qui lui a été accordé par le Christ Jésus, intervient en faveur d’un chrétien et lui ouvre le trésor des mérites du Christ et des saints pour obtenir du Père des miséricordes la remise des peines temporelles dues pour ses péchés. Dans la communion des saints, il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous biens. Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres.

(Catéchisme de l’Eglise catholique n° 1471 – 1479)

Comment obtenir l’indulgence pendant ce Jubilé ?

Pour le Jubilé de l’Ordre, cette indulgence est accordée aux conditions habituelles :    

  • esprit de pénitence et confession sacramentelle,
  • communion sacramentelle,
  • prière aux intentions du Saint Père

Et à certaines conditions spécifiées, c’est-à-dire en accomplissant une des démarches suivantes :

  • participer à une célébration jubilaire au moins ;  
  • se rendre dans un esprit de pèlerinage dans un lieu de culte de la famille dominicaine, y passer devant le Saint Sacrement un moment en prière, conclu par la récitation du Notre Père, du Symbole des Apôtres, d’une prière jubilaire et d’une invocation à la Bienheureuse Vierge Marie spécialement sous le titre de Notre Dame du Rosaire.

Ceux qui ne peuvent se déplacer, pour des raisons tenant à leur état ou leur santé, peuvent bénéficier de l’indulgence aux mêmes conditions adaptées, spécialement en renouvelant intérieurement leur renonciation au péché, en offrant leurs prières et les souffrances de leur vie à la Miséricorde de Dieu par l’intercession de la Vierge Marie .

La prière du Jubilé

 Dieu de Miséricorde, dDommCroixans ta Sagesse éternelle, tu as appelé ton serviteur Dominique à se mettre en route dans la foi, comme pèlerin itinérant et prédicateur de la grâce. En commémorant ce Jubilé, nous te demandons d’insuffler de nouveau en nous l’Esprit du Christ ressuscité, pour que nous puissions proclamer fidèlement et joyeusement l’évangile de la paix, par ce même Jésus Christ notre Seigneur.